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Agir sur l’hygiène de vie de façon holistique grâce à la naturopathie
La naturopathie, selon l’OMS, est un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens naturels et biologiques.
La naturopathie est une éducation à la santé, qui vous apprend, avant tout, à mieux vous connaître et à relancer les capacités d’auto-guérison de votre corps, votre vitalité ou force vitale, par une approche holistique. Pour cela, elle intervient sur l’hygiène de vie globale de façon essentiellement préventive, autant au niveau physiologique qu’émotionnel, grâce à différents outils et techniques (nutrition, exercices physiques, relaxation, respiration, phytothérapie…). Ainsi, elle peut vous permettre d’optimiser votre fertilité.
Et quelle meilleure prévention que d’optimiser son hygiène de vie et sa santé, avant de concevoir un enfant ? En effet, en agissant sur leur propre santé, les futurs parents agissent directement sur celle de leur futur enfant.

L’équilibre psycho-émotionnel, primordial pour augmenter ses chances de concevoir
Avant toute chose, le désir puis l’arrivée d’un enfant au sein d’un couple est un heureux événement, qui doit être envisagé et vécu en conscience, afin de lui donner toutes les chances d’être accueilli dans les meilleures conditions d’amour, de bien-être et de stabilité. Notre propre évolution est donc essentielle. La gestion de nos émotions, notre rapport au stress, nos troubles psychosomatiques, nos blocages, sont autant d’éléments à prendre en compte avant de concevoir un enfant. Bon nombre de couples ont vu leur infertilité disparaître par une levée de blocages émotionnels (cas des femmes « stériles » adoptant un enfant et tombant finalement enceintes…).
Plusieurs approches peuvent ici vous aider : la psychothérapie, la sophrologie, l’utilisation des Fleurs de Bach, le yoga, et toutes autres techniques vous permettant de gérer votre stress et vos émotions, afin de transformer vos éventuels blocages en opportunités d’évolution.
Une pratique régulière d’exercices physiques non violents est salutaire pour votre équilibre physique, mais également psycho-émotionnel, et donc une fécondité optimale (meilleure oxygénation, nutrition et drainage des organes génitaux et du système neuro endocrinien) : marche, vélo, yoga, natation… Cependant, un excès d’activité sportive provoque une chute immunitaire et de l’irritabilité, très défavorables à l’élaboration des gamètes chez l’homme et la femme.

L’alimentation, pilier de votre santé
L’alimentation joue un rôle essentiel dans le maintien de votre santé. C’est le carburant de votre organisme, lui apportant tous les nutriments indispensables au fonctionnement optimal de chaque organe, leur permettant d’être dans leurs pleines capacités physiologiques.
Afin de limiter les pesticides, antibiotiques, métaux lourds, et autres perturbateurs endocriniens affectant la fécondité et la production de spermatozoïdes, privilégiez évidemment une alimentation biologique, de saison, locale, avec des aliments naturels complets, variés, non transformés, non industriels. Elle sera idéalement riche en légumes et fruits frais (riches en anti-oxydants, vitamines et minéraux), protéines végétales (légumineuses) et animales pour leur apport en acides aminés (poissons gras et blancs, œufs bleu-blanc-coeur, viandes blanches en priorité), céréales complètes pour les vitamines du groupe B, huiles végétales riches en acides gras oméga 3 (colza, lin, noix, cameline…), oléagineux.
La cuisson idéale afin de préserver les nutriments est la cuisson à la vapeur douce (inférieure à 100°c). La consommation d’aliments crus est également recommandée, le ratio étant environ 50% cru/50% cuit en été, et 30/70 en hiver (selon les sensibilités de chacun).

Veillez à votre équilibre acido-basique en consommant suffisamment d’aliments alcalinisants, tels que des légumes verts, algues, ail, betterave, graines germées, ortie, persil…

Concernant l’optimisation de la fertilité, certains nutriments seront primordiaux :

  • La vitamine E est nécessaire pour une fécondité optimum : oléagineux (particulièrement la noix de Grenoble), et huiles végétales (surtout l’huile de germe de blé).
  • Tous les oligo-éléments sont importants, mais deux le sont particulièrement : le zinc (fruits de mer (particulièrement huîtres et palourdes), poisson, algues, viande de qualité biologique). Le manganèse également (fruits de mer, gingembre, spiruline). Tous deux vont avoir une action sur les fonctions neuro-endocriniennes, et agissent sur la fécondité féminine et la spermatogénése.
  • Les protéines sont indispensables pour les mêmes raisons. Il est recommandé d’en consommer deux fois par jour. La quantité nécessaire pour chaque individu est calculée ainsi : votre poids multiplié par 5, vous obtenez alors en grammes la quantité d’aliments protéiques dont vous avez besoin pour la journée.

Les éventuels troubles physiques ou agents extérieurs entraînant une baisse de fertilité
Les organes génitaux de la femme sont irrigués par les nerfs et vaisseaux provenant du rachis lombaire. Des pincements de ces derniers par de mauvaises positions, le port répété de talons hauts, une scoliose ou lordose, ou bien encore une déminéralisation de la colonne vertébrale, peuvent avoir des conséquences néfastes sur l’irrigation de l’appareil génital. Il est donc important de corriger cela, grâce à un ostéopathe si besoin, et la prise de vitamine D3 (associée à la vitamine K2) si l’exposition au soleil n’était pas suffisante, ou si une carence était avérée.

Abandonnez, évidemment, toutes les sources de toxiques : tabac, alcool, drogues, responsables du vieillissement précoce des tissus et du système hormonal.

Autres toxiques et non des moindres, les perturbateurs endocriniens, présents dans l’alimentation, certains emballages, cosmétiques ou bien encore les ondes électromagnétiques (téléphone portable, wifi, ordinateur, micro-ondes etc…). Éloignez-vous en autant que possible (pas de téléphone dans la poche, particulièrement pour les hommes), ou bien investissez dans des plantes d’intérieur qui « absorbent » ces ondes néfastes (aloe vera par exemple), à placer près de vos appareils. Vous trouverez de nombreuses listes non exhaustives de perturbateurs endocriniens sur Internet.

Enfin, point très important, veillez à votre santé intestinale. Notamment pour le fait que votre propre flore va participer à celle de votre futur enfant, et donc en particulier à son immunité. Mais aussi parce qu’une éventuelle constipation peut être cause d’infertilité, par des congestions et donc mauvaise oxygénation et nutrition des organes génitaux. Appliquez donc les conseils alimentaires ci-dessus, buvez environ 1,5L d’eau par jour, et faites au moins 30 minutes d’activité physique (même douce) par jour. Voyez également si votre constipation n’aurait pas une cause émotionnelle.

A propos de l’auteur

Stéphanie Grosieux est thérapeute holistique. Elle utilise plusieurs techniques et approches pour accompagner ses consultants et répondre de façon holistique et personnalisée : naturopathie, sophrologie, massages, hatha yoga. Elle souhaite agir avant tout de façon préventive, c’est pour cette raison qu’elle s’est intéressée à l’accompagnement de la grossesse et de la périnatalité.

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