Des plantes oui, mais pas n’importe lesquelles

Femme qui jardine des plantes naturelles
La phytothérapie est sans doute la thérapie naturelle la plus utilisée de nos jours. Bien que non remboursée, la majorité des français souhaitant se soigner autrement, se tournent vers les plantes. Que vous les préfériez en infusion, en gélules, ou encore en teinture mère, elles trouvent désormais plus que jamais leur place dans l’arsenal thérapeutique de la ménopause. Et pour cause, à l’heure où les médicaments allopathiques ne plaisent pas à tout le monde, si vous participez à ce programme, c’est que vous faites partie de celles qui veulent essayer de se soigner différemment. Mais attention, contrairement aux idées reçues, les plantes, bien que naturelles, tout comme les huiles essentielles, ne sont pas sans danger. Découvrez avec moi les plantes qui vous seront utiles, et apprenez à les utiliser comme il faut.

Les phytohormones

On entend par phytohormones des plantes qui agissent sur l’équilibre hormonal, en mimant l’activité de nos hormones et ainsi en les régulant. Ces plantes hormon-like peuvent être divisées en 2 catégories :
  • Les phyto-œstrogènes
  • Les phytoprogestérone
Leur activité est relativement subtile et doit faire l’objet de bonnes connaissances de votre part. Elles peuvent en effet avoir une action à la fois oestrogénique sur le cerveau et les os par exemple, mais aussi une action antioestrogénique sur les seins, l’utérus ou encore les ovaires. Par ces deux actions, elles sont à la fois régulatrices et modulatrices du système hormonal. Mais quelles sont les plantes utilisées et comment les utiliser ?

> Les plantes à phyto-œstrogènes

Les phyto-œstrogènes ressemblent à nos propres hormones et peuvent de ce fait s’imbriquer dans nos récepteurs hormonaux. Comme nous l’avons dit, ce qui les rend particulièrement intéressants, c’est leur action plus faible que les médicaments ou que nos hormones. Leur intérêt est multiple, puisqu’ils ont une action sur la majorité des symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, déprime, sécheresse vaginale, …) et ont un effet préventif sur l’ostéoporose, le cancer du sein, le cholestérol. Le tout sans effet négatif de rétention d’eau ou de prise de poids. Quelles sont ces plantes ? Plantes aromatiques
  • Sauge sclarée
  • Niaouli
  • Fenouil
  • Cyprès
  • Persil
  • Houblon
Plantes non aromatiques
  • Avoine
  • Soja
  • Lin
  • Trèfle rouge
  • Saule blanc
  • Luzerne = alfalfa
  • Cimicifuga
Un peu de détails concernant certaines d’entre elles :
  • L’alfalfa (luzerne) : elle soutient l’os et présente donc un côté anti ostéoporose. Elle régule aussi la glycémie et le cholestérol. Evitez-la en cas de lupus ou d’antécédents.
  • Le Cimicifuga : véritable rééquilibrant hormonal, il vous aidera en cas de troubles du sommeil, de l’humeur, mais aussi afin de réguler la température corporelle.
  • Le houblon : excellent pour pallier aux troubles du sommeil et du stress.
  • Le soja : sa richesse en isoflavones lui procure d’incroyables propriétés contre les bouffées de chaleur.
  • Le trèfle rouge : tout comme le soja, les isoflavones lui donnent un intérêt en cas de bouffées de chaleur, mais aussi des vertus détox, diurétiques et dépuratives.
  • L’avoine : la plante de la thyroïde et du métabolisme. Elle normalise la glycémie et le cholestérol. Polyvalente, elle sera stimulante le matin, et sédative le soir.
Certaines plantes peuvent soutenir l’action ou la production des œstrogènes et peuvent être intéressantes :
  • L’angélique : elle lutte contre les troubles digestifs mais aussi contre les problèmes féminins de manière générale, surtout en cas de cycle menstruel long. Très intéressante si vous souffrez de sécheresse ou d’irritation vaginale associée

> Les plantes à phytoprogestérone 

Ces plantes progestéron-like sont aussi appelées plantes lutéales puisqu’elles trouvent leur intérêt principalement en pré-ménopause, lorsque le taux de progestérone chute et que le rapport entre œstrogènes et progestérone est déséquilibré. Mais elles sont aussi intéressantes lorsque cet excès d’œstrogènes se manifeste par une prise de poids, de la rétention d’eau, de la cellulite, ainsi que de lourdeurs des seins ou encore de formations de fibromes. Quelles sont ces plantes ? Plantes aromatiques
  • Mélisse
  • Marjolaine
  • Serpolet
  • Romarin
  • Verveine
  • Thym
Plantes non aromatiques
  • Alchémille
  • Bourrache
  • Onagre
  • Gattilier
  • Yam
Un peu de détails concernant certaines d’entre elles :
  • L’alchémille : aide l’ovaire à produire davantage de progestérone, notamment en cas de rétention d’eau (jambes lourdes, chevilles gonflées) et en prévention de fibromes.
  • Le gattilier (vitex) : il permet de lutter contre la rétention d’eau, les tensions mammaires, la sécheresse vaginale, les bouffées de chaleur, les troubles de l’humeur, les fibromes, mais aussi contre les maux de tête et les palpitations.
  • Le yam : il augmente les taux en hormones surrénaliennes (cortisol notamment), et présente donc des vertus en cas de fatigue. Il est une plante globale « anti-âge ».
  • L’onagre : idéale en cas de sécheresse cutanée, de seins douloureux, et de bouffées de chaleur.
Certaines plantes peuvent soutenir l’action ou la production de progestérone et peuvent être intéressantes :
  • L’achillée millefeuille : souvent utilisée en complémentation, elle traite les troubles ovariens mais aussi ceux de la vessie et de l’utérus. Elle sera à privilégier si vous souffrez de perte d’appétit et d’aigreurs digestives, grâce à son côté anti-inflammatoire et antispasmodique.
  • Le maca : en tant que plante « adaptogène », il permet de s’adapter à cette nouvelle vie, à retrouver votre libido, tout en réduisant l’impact psychique et physique (fatigue mentale et physique, anxiété…).
  • La salsepareille : plante tonique et antifatigue, elle aide notamment à conserver la masse musculaire et à soutenir le foie.

Les plantes non hormonales

Il va de soi qu’elles ne présentent aucune action hormonale mais présentent néanmoins un intérêt pour pallier aux symptômes de la ménopause. Voici une liste non exhaustive des plantes que vous pourrez utiliser si vous souffrez de l’un de ces symptômes :

> Troubles du sommeil / Stress

  • L’aubépine : elle permet d’agir contre les palpitations et aide à se reposer, à se détendre, mais aussi à dormir.
  • La valériane : véritable anxiolytique naturel, elle lutte contre le stress et les réveils nocturnes.
  • La passiflore : plante relaxante, apaisante, notamment en cas d’insomnie.
  • L’eschscholtzia : plante sédative et hypnotique, elle est souvent recommandée en cas de stress, d’anxiété et de troubles du sommeil.

> Déprime, baisse de moral

  • Le griffonia : précurseur de la sérotonine, intéressante en cas de baisse de moral associé à des pulsions sucrées de fin de journées, mais aussi des difficultés d’endormissement.
  • Le mucuna : précurseur de la dopamine, intéressant en cas de baisse de libido, de manque d’entrain, et de difficulté à se lever le matin.
  • Le millepertuis : plante antidépressive par excellence, elle participe au bon équilibre nerveux.

> Rétention d’eau et prise de poids

  • La piloselle : plante anti-rétention d’eau par excellence.
  • Le fucus : plante brûle graisses, elle élimine les graisses et brûle les calories
  • Le guarana : excellent brûle graisses, il vous aidera à perdre du poids
  • Le thé vert : à la fois diurétique et brûle graisse, parfait pour débuter un régime
  • Le nopal : extra riche en fibres, il est un excellent coupe-faim,
  • Le konjac : coupe-faim très connu pour gonfler dans votre estomac, en provoquant ainsi un effet de satiété
  • Le gymnema sylvestre : plante qui aide à gérer le métabolisme des sucres, pour les personnes qui ont un penchant pour le sucré
  • Le garcinia cambodgia : plante qui réduit la transformation des sucres en graisses et qui diminue ainsi le stockage des graisses.

> Problèmes de peau

  • La bardane : la plante de la peau par excellence ! A la fois antibactérienne, antifongique, mais aussi séborégulatrice et antiprurigineuse.
  • L’onagre : nous ne l’avons pas détaillé plus haut, mais l’huile d’onagre est excellente contre la sécheresse cutanée. Que ce soit en huile alimentaire ou en capsules, l’huile d’onagre sera parfaite pour pallier vos problèmes de peau.

> Troubles circulatoires

  • Le ginkgo biloba : plante du cerveau et de (micro)circulation. Idéale en cas de troubles visuels, auditifs ou de la mémoire.
  • L’hamamélis : utile en cas de jambes lourdes, œdèmes, varices, hémorroïdes… C’est la plante que l’on recommande lorsqu’il y a des antécédents de cancers hormonodépendants.
  • Le marron d’inde : affine les jambes, elle est un excellent tonique veineux.
  • Le mélilot : LA plante de la circulation de la ménopause : anti jambes lourdes et anti œdèmes lymphatiques.
  • La vigne rouge : plante circulatoire, sans doute la plus connue.

> Détox

  • L’artichaut : la plante du foie par excellence ! Idéale pour stimuler, détoxifier, surtout en présence de traitements médicamenteux.
  • Le radis noir : au mettre titre que l’artichaut, elle est la deuxième plante du foie par excellence !
  • Le chardon-marie : protecteur du foie, il élimine aussi les toxines et régénère les cellules du foie.

> Ostéoporose

  • Le lithothamme : algue rouge, très riche en calcium
  • L’ortie : plante riche en silice, importante pour reminéraliser l’os
  • Le bambou : de même que l’ortie
  • La prêle : de même que l’ortie
  • L’harpagophytum : plante anti-inflammatoire, pour soulager les douleurs
  • La quercétine : extraite bien souvent de l’oignon, polyphénol à la fois antioxydant et anti-inflammatoire, qui saura jouer sur le côté inflammatoire et sur la cause « stress oxydatif » de l’ostéoporose.

Les contre-indications de la phytothérapie

Les principales contre-indications concernent bien évidemment les plantes contenant des phyto-œstrogènes. Nous l’avons dit, bien que naturels, ils ne sont pas sans danger ! La contre-indication formelle et absolue a lieu pour l’utilisation de phyto-œstrogènes apportés par complément alimentaire (et non par voie alimentaire) et concerne les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormonodépendant (sein, utérus, ovaire, col utérin, endomètre). Il existe une contre-indication relative concernant les maladies thyroïdiennes ainsi que les troubles ou accidents thromboemboliques, auxquels cas il faudra adapter le traitement et en parler à son médecin. Il existe également d’autres contre-indications, notamment en ce qui concernent les plantes utilisées en cas de déprime. Ces dernières, quel qu’elles soient, seront déconseillées, voire contre-indiquées, en cas de prise d’antidépresseur chimique prescrit par son médecin. Dans tous les cas, avant de prendre l’une ou l’autre de ces plantes, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Il saura au mieux vous conseiller.

Conclusion

Vous l’aurez compris, la nature a de nombreuses plantes à vous offrir pour vous aider à passer ce cap de la ménopause. Il vous suffit de choisir celles qui vous correspondent, et de les utiliser à bon escient. Encore une fois, privilégiez des plantes de qualité, de préférence biologiques dans la mesure du possible.

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